La conjuration de Catilina par Salluste (Les Belles Lettres, 2002)

Publié le 21 Octobre 2015

Je ne connaissais pas Salluste avant de l'étudier dans le cadre de la préparation aux concours d'enseignement. Son livre est d'une lecture facile, presque "journalistique" dirions-nous aujourd'hui. Il donne sa version de la conjuration qui visait à s'emparer du pouvoir à Rome. Problème pour les conjurés, il finit par y avoir des fuites et Cicéron, alors consul, s'en mêle.

Concernant la fiabilité de Salluste, il faut souligner qu'il fut témoin des faits, mais qu'il écrit en 43 av. J.C, soit 20 ans après. Sa position n'est pas claire. Il était partisan de Jules César, dont la participation, de près ou de loin, à la conjuration, fut soupçonnée. Il dédouane César dans son essai (déjà une preuve de clientélisme ?). Il reconnaît à Cicéron ses mérites tout en essayant de les faire passer pour normaux. Enfin, dernier personnage à apparaître sous un bon jour, est Caton.

Mais Cicéron, explique Plutarque courtoisement, était un vantard, un ambitieux, et la publication de ses Catilinaires lui fit plus d'ennemis que d'amis, notamment Pompée.

En bref, il s'agit d'un classique intéressant qui permet de comprendre un épisode de la vie politique romaine au Ier siècle avant notre ère.

Rédigé par Simon Levacher

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