Trois lectures de novembre et décembre : Blake et Mortimer, François Ruffin et Molière

Publié le 15 Décembre 2019

Me voici de retour avec deux lectures de novembre et une de décembre : le dernier Blake et Mortimer, le dernier livre de François Ruffin et une pièce de Molière.

Comme le précédent, je me suis offert la version bibliophile du dernier opus des aventures de Blake et Mortimer en Asie, de Yves Sente (auteur), Teun Berserik (illustrations), Peter Van Dongen (illustrations). Si cette duologie ne restera pas pour moi la meilleure histoire de la série, j'ai tout de même passé un très bon moment en compagnie de nos héros. Ce tome 2 présente un peu plus d'actions et de rebondissements que le premier, avec un peu du mystère qui se cache parfois dans certaines histoires, à la limite du fantastique. Mais c'est aussi ce qui fait le charme de la série. D'emblée, alors que Mortimer a été kidnappé et est emmené avec un acolyte, nous en apprenons plus sur l'histoire du premier empereur de Chine, Shi Huangdi, qui n'a pas tenu ses promesses et en a payé le prix. Le cadre asiatique donne encore plus de cachet aux dessins et la version bibliophile est juste magnifique.

Le deuxième ouvrage est celui de François Ruffin, Il est où, le bonheur (Les liens qui libèrent, novembre 2019). Journaliste fondateur du journal Fakir, c'est aussi un cinéaste, notamment réalisateur de Merci patron !. Le livre dont il est question ici s'intéresse davantage aux questions de l'écologie et de l'urgence sociale. Je me suis parfois retrouvé dans sa vision des choses, parfois moins. Cela reste une lecture à faire pour qui s'intéresse à ces questions, mais aussi à la politique française actuelle. Pour qui est de gauche, c'est aussi une vision légèrement alternative à celle d'un Jean-Luc Mélenchon. Si le propos est réaliste, un brin pessimiste, il soulève aussi beaucoup d'espoir et laisse entrevoir qu'il n'y a jamais de fatalité si on a l'énergie et l'envie de lutter pour un monde que l'on souhaite forcément meilleur.

En ce qui concerne le dernier livre, c'est une lecture faite dans le cadre de ma formation professionnelle en BTS. Il s'agit du Misanthrope de Molière, comédie en cinq actes, jouée pour la première fois le 4 juin 1661. Je n'avais pas lu de Molière, je crois bien, depuis au moins le lycée, il y a donc dix ans. Ce ne fut pas pour me donner envie de m'y replonger. Autant je pense que certaines pièces me plairont toujours lors d'une relecture, notamment les Fourberies de Scapin ou le Malade imaginaire, autant celle-là m'a laissé de marbre. Certes, l'écriture en alexandrin confère un cachet à la pièce, et la jouer est difficile, mais c'est aussi assez déroutant. De plus, personnellement, le scénario me semble simpliste, même s'il est sans doute possible de proposer une analyse psychologique et sociologique intéressante de la pièce. C'est en fait une caricature de la société de cour du XVIIe siècle, si brillamment décrite, par exemple, dans le livre de Norbert Elias.

 

Rédigé par Simon Levacher

Publié dans #histoire, #littérature

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